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Rafa, un déclin inévitable…

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Bon, on ne va pas se mentir, cette nouvelle élimi­na­tion de Rafael Nadal contre Pablo Cuevas inquiète vrai­ment… Et à plus d’un titre. Venu cher­cher de la confiance sur sa terre battue chérie, il repart d’Amérique du Sud avec un bon gros mal de tête. Si on s’intéresse à l’aspect tech­nique, son coup droit est devenu inof­fensif. Que de dire de son service qui n’avance presque pas. Contre l’Uruguayen, c’est avec son revers qu’il s’est montré le plus solide. Etonnant je sais.

Mais le prin­cipal problème de cette chute est physique. Souvenez‐vous de ses propos en fin de saison 2015 où il souhai­tait se montrer plus agressif, prendre la balle plus tôt. Or, le constat est terrible. Rafa joue de plus en plus loin de sa ligne. Contre Cuevas, c’était criant ! Ses dépla­ce­ments, y compris sur terre battue, ne sont plus aussi perfor­mants que par le passé, d’autant plus que je trouve qu’il a légè­re­ment fondu… Bien qu’il se soit battu jusqu’au bout, après ses 3h28 de jeu, il semblait plus fatigué que son adver­saire. Ça fait mal quand on se souvient à quel point il a marty­risé ses adver­saires jusqu’à l’usure sur terre…

Ce revers en dit long de sa baisse actuelle. Vous savez le fameux « Rafa Curse », la malé­dic­tion qui voulait que le gagnant s’incline au tour suivant, a pris fin ces deux dernières semaines. Dominc Thiem et Pablo Cuevas, ces deux derniers bour­reaux, ont remporté le titre. Oui vous m’avez compris, s’imposer contre Rafa est devenu un fait normal…

« J’accepte ces défaites (Melbourne, Buenos Aires et Rio). Je vais conti­nuer à travailler dur pour inverser la dyna­mique. » Ces propos en confé­rence de presse d’après-match démontrent que le discours ne change pas. Il souhaite travailler encore et toujours. Mais le travail et l’entraînement n’ont jamais été un problème chez lui et personne ne le remettra en cause ! Au contraire, il a servi d’exemple à bon nombre de joueurs !

On en vient à se demander jusqu’à quand il va s’enfermer dans cette logique. C’est assez problé­ma­tique car à bientôt 30 ans (le 3 juin prochain), il ne peut plus se permettre d’envoyer la même charge à l’entraînement.

C’est terrible de voir un cham­pion de sa classe, de son aura, connaître une telle chute. Peut‐on parler de fin ? Je ne sais pas… Ce monstre d’abnégation ne lâchera pas comme ça. C’est ce qui fait sa force. C’est une évidence. Le chan­ge­ment de coach n’in­ter­viendra jamais. Vous le savez aussi bien que moi. Les liens qui l’unissent à Toni sont beau­coup plus forts que la seule rela­tion joueur‐entraîneur. Mais son orgueil continuera‐t‐il d’ac­cepter de telles défaites ? Je n’y crois pas et lui aussi… Si on savait que sa carrière serait plus courte que d’autres joueurs, je n’ai pas envie de le voir terminer ainsi. Si une décima à Roland‐Garros serait une porte de sortie extra­or­di­naire, elle semble de plus en plus impro­bable. A moins que…

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