Roger Federer : « Ça peut paraître bête ou bizarre mais j’adore ça. Les gens vont penser que je suis fou donc j’es­saie quand même de garder une certaine distance »

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Rappelez‐vous de cette image en juillet dernier : Roger Federer, presque seul dans la Royal Box du Centre Court au moment du début, tardif, du huitième de finale oppo­sant Alexander Zverev à Jiri Lehecka. 

Comme il l’a expliqué dans des propos relayés par L’Equipe, depuis Londres où se tient la neuvième édition de sa Laver Cup, le Suisse est simple­ment un passionné. 

« J’adore regarder le tennis, ça peut paraître bête ou bizarre, mais j’aime simple­ment m’as­seoir en tribunes. Bon, je ne peux pas me montrer partout, sinon les gens vont penser que je suis fou, alors j’es­saie de garder une certaine distance. Mais regarder les meilleurs joueurs du monde enflammer un stade entier, j’adore ça. On me demande souvent comment on peut rester motivé autant d’an­nées dans une carrière, mais lors­qu’on a la possi­bi­lité de jouer régu­liè­re­ment devant 10 000, 15 000 ou 20 000 personnes, c’est une sensa­tion extra­or­di­naire. C’est une énorme partie de ma vie qui me manque et que je n’ai plus l’oc­ca­sion de vivre. J’aimais vrai­ment le quoti­dien du circuit, j’ai­mais les voyages. Beaucoup de gens se plaignent de rester dans des chambres d’hôtel, de manger le room service et d’at­tendre toute la journée sur les courts. La réalité c’est que j’ai vrai­ment apprécié tout ça, tout ce processus. Et honnê­te­ment, comment pourrais‐je me plaindre ? J’ai parcouru le monde entier, rencontré des gens formi­dables, décou­vert diffé­rentes cultures, j’ai pu voir telle­ment de choses et me faire telle­ment d’amis. Le tennis a été le ciment de tout ça. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.